consommation de viande : impact
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Quels sont les impacts de la viande sur l’environnement ?

Ces dernières années, la transition vers une alimentation plus végétale fait son petit bout de chemin et s’installe dans de plus en plus de foyers. Flexitériens, végétariens, végétaliens, vegans, nombreux sont ceux qui décident de se tourner vers une alimentation moins néfaste pour la planète et plus éthique. D’après L214, ce sont pas moins de 3 millions d’animaux qui sont abattus chaque jour rien qu’en France. Derrière ce chiffre se cachent des animaux entassés et enfermés dans des hangars. Certains n’auront même jamais vu la lumière du jour et tout cela pour combler notre appétit insatiable.

Les émissions de gaz à effet de serre et l’élevage

élevage bovins
© Paralaxis/istock

La production massive de viande engendre des dégâts considérables sur notre planète. En 2013, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA ou FAO) a publié une étude révélant que l’élevage de bétail était responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces gaz sont produits par la digestion des ruminants et l’utilisation des engrais pour les cultures. Ce chiffre fait froid dans le dos puisqu’il équivaut à plus de 7 milliards de tonnes de CO2 par an, ce qui est plus que ce qu’émettent la France et les États-Unis réunis. JBS-Friboi, Tyson Foods et Cargill sont les trois plus gros producteurs de viande au monde. À eux trois, ils émettraient plus de gaz à effet de serre que la France. Cette estimation datant de 2018 a pu être récoltée sur la base de données publique récoltée par l’IATP (Institut des politiques agricoles et commerciales) et l’association GRAIN (association internationale de soutien aux agriculteurs). 

Plus récemment, le Global carbon project a informé en 2020 qu’une hausse record des émissions de méthane avait été enregistrée. Elle est principalement due aux émissions anthropiques comme la fermentation entérique des bovins ou la production de fumier.

La déforestation et la pollution des sols

déforestation
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L’élevage intensif est également source de déforestation, plus particulièrement en Amazonie. Selon Greenpeace, 65 % de la destruction de la forêt amazonienne serait due à l’élevage des bovins, tant au niveau des pâturages mis à disposition que pour la culture du soja (95 % du soja brésilien est génétiquement modifié) pour nourrir les ruminants.

Cette culture entraîne avec elle une destruction de la biodiversité ainsi que l’extinction de nombreuses espèces vivant dans ses écosystèmes, sûrement encore inconnues. En outre, la production massive de maïs et soja dédiée à l’alimentation du bétail contamine les nappes phréatiques et contribue à l’érosion d’une économie locale.

D’après la FAO, « les pâturages et les terres arables consacrés à la production de fourrages représentent plus de 80 % de l’ensemble des terres agricoles mondiales. Les cultures fourragères occupent un tiers de l’ensemble des terres arables, tandis que la superficie totale des terres utilisées pour le pâturage équivaut à 26 % de la surface terrestre libre de glace. »  Ces chiffres n’ont rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’il faut environ treize kilos de céréales et trente kilos de foin pour produire un kilo de viande de bœuf. Cette production participe vivement à l’appauvrissement des sols qui sont pourtant essentiels à la culture, la purification de l’eau ou pour stocker le carbone atmosphérique et abriter la biodiversité.

La perte de biodiversité

souffrance animale / transport cochon
© Somrerk Kosolwitthayanant/istock

Les animaux sont victimes d’une cruauté portée par l’industrie de la viande. D’ailleurs, on ne parle désormais plus d’élevage intensif, mais de « livestock genetics », comprenez : industrie du bétail ou de la génétique. L’heure est à l’hybridation !

Sélectionnés pour leur rentabilité, les animaux d’élevage se ressemblent de plus en plus et connaissent une véritable perte de biodiversité. Pour exemple, un coq peut avoir jusqu’à 28 millions de descendants. La conséquence ? une race d’élevage sur cinq est menacée d’extinction au profit d’une sélection génétique plus productive. Grandir, grossir vite, produire beaucoup de lait, de viande ou d’œufs, voici les maîtres mots des entreprises d’élevage.

Cette homogénéité entraîne des risques de maladies infectieuses pouvant directement bénéficier au secteur pharmaceutique. Les élevages aux antibiotiques pour lutter contre l’épizootie entraînent désormais l’apparition de bactéries de plus en plus résistantes aux médicaments, si bien que les infections ne répondent plus aux antibiotiques. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), il s’agit ici d’une des plus grandes menaces pour la santé publique.

En outre, cette course à la productivité et le brevetage des gènes entraînent la mort de millions de petits exploitants agricoles, pécheurs et éleveurs et un dépôt direct sur la propriété intellectuelle des animaux.

Au regard des études citées ci-dessus, on peut conclure que la consommation de viande à l’échelle planétaire engendre des dégâts considérables sur les générations futures et participe vivement à une extinction de masse accélérée.


Sources : multinationales.orgGreanpeacebastamag — Agropoly — Viande.infonotre-planete

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