Lorsque les jours de décembre s’allongent dans la lumière dorée de l’hiver, peu de plaisirs rivalisent avec celui d’un goûter moelleux, réconfortant et parfumé qui embaume toute la maison. L’heure du quatre-heures prend alors des airs de fête, entre volutes de chocolat chaud et sourires de gourmands impatientés. Rien n’apaise autant le cœur qu’une brioche chaude, roulée de chocolat et de noisettes, sortie du four juste avant le retour à la maison au crépuscule. Nul besoin de robot : tout commence à la main, simplement, avec quelques ingrédients bruts et la promesse d’un moelleux irrésistible, parfait pour un dimanche blotti sous un plaid, ou une pause douceur autour du sapin. Ce classique généreux se réinvente avec une pâte à tartiner maison, fondante, à préparer en un clin d’œil : l’assurance d’un goûter doudou à la française, profondément chaleureux…
Les ingrédients de la gourmandise hivernale
Ce rendez-vous de décembre promet une brioche dorée et ultra moelleuse remplie de volutes chocolatées. La pâte se prépare sans robot, pour un plaisir authentique et accessible à tous. La pâte à tartiner maison vient sublimer la recette par sa douceur de noisettes et la générosité de son chocolat fondant. Voici tout ce qu’il faut pour une brioche roulée emblématique des goûters de fin d’année.
Pour la pâte à brioche
- 300 g de farine
- 50 g de sucre
- 1 sachet de levure boulangère sèche
- 12 cl de lait tiède
- 50 g de beurre mou
- 1 œuf
- 1 pincée de sel
Pour la pâte à tartiner maison
- 100 g de chocolat noir ou au lait
- 50 g de purée de noisette
- 20 g de sucre glace
Pour la dorure
- 1 œuf battu (facultatif)
Une pâte à brioche moelleuse, façonnée sans robot
La préparation débute par l’alchimie des farines, de la levure et du sucre dans un grand saladier. Une touche de sel pour réveiller les saveurs, puis l’œuf vient apporter onctuosité et liant. Une pluie de lait tiède invite la douceur dans la pâte, avant l’étape la plus sensorielle : le pétrissage à la main. On incorpore alors le beurre mou, par petites touches, tout en travaillant la pâte du bout des doigts jusqu’à ce qu’elle devienne souple et lisse. Dix minutes plus tard, la magie opère : la texture soyeuse promet déjà une mie tendre incomparable. Protégée sous un linge, la pâte lève une heure durant dans un coin douillet, jusqu’à doubler de volume et exhaler ses arômes de pain frais.
La pâte à tartiner maison, fondante et express
Le chocolat commence par fondre doucement, dévoilant tous ses parfums à la chaleur d’un bain-marie ou d’un micro-ondes patient. La purée de noisette s’ajoute ensuite, révélant en toute simplicité une émulsion crémeuse à souhait. Un voile de sucre glace lie l’ensemble en une pâte lisse et miroitante, infiniment plus gourmande que toutes les versions industrielles. L’odeur à elle seule suffit à faire saliver toute la maison et augurer d’un goûter d’exception.
Rouler et façonner sa brioche épaisse
Lorsque la pâte a grandi, elle fond sous les doigts. Vient alors le moment magique : sur le plan légèrement fariné, on l’étale en un rectangle généreux, qui n’attend que sa garniture. La pâte à tartiner est déposée en couche épaisse et parfumée, promesse de coulis chocolaté à chaque bouchée. Il ne reste qu’à la rouler, boudin dodu prêt à être coupé en tronçons savoureux, ou à être déposé en un seul bloc dans un moule à cake tapissé de beurre pour un format familial. Chaque geste construit déjà la fête et l’urgence de goûter !
Le moelleux parfait : levée et cuisson
Pour une brioche légère et aérée, une dernière levée s’impose, sous un torchon, 30 minutes à température douce. La dorure, simple œuf battu, vient apporter cette finition brillante et alléchante digne des vitrines de boulangerie à la veille des fêtes. Après un passage de 25 minutes au four chaud à 180°C, la brioche s’auréole de reflets ambrés et d’un parfum délicat. La croûte reste fine, la mie, elle, s’offre chaude, fondante et incomparablement douce sous la dent.
Servir, savourer : l’art du goûter d’hiver
Déguster la brioche tiède change tout : l’intérieur, coulant de chocolat, et la pâte aérée invitent au partage autour d’une grande table. Un verre de lait frais, un thé de Noël épicé, ou un grand bol de chocolat chaud en renforcent encore la gourmandise. Impossible de se lasser de cette alliance de saveurs, surtout décorée de noisettes concassées ou de quelques pépites de chocolat glissées à l’intérieur pour une touche surprise. Pour prolonger le plaisir, la brioche se conserve dans un linge propre, gardant tout son moelleux deux jours durant – si tant est qu’il en reste à la fin du goûter !
Au cœur de l’hiver, cette brioche roulée sans robot, enrichie d’une pâte à tartiner maison généreuse, illumine le goûter d’une joie simple et authentique. Et si cette recette, façonnée à la main, réveillait en chacun la magie d’un après-midi où tout s’arrête au profit du plaisir partagé ? Il ne reste plus qu’à saisir son plus grand saladier et laisser la douceur opérer, comme un doux rituel des journées froides de décembre.
